A quoi ressemble l'environnement de votre vie ?


Si vous ne prenez pas soin de créer l’environnement qui convient à votre vie, c'est votre environnement qui se chargera de créer la vie qui lui convient. Vos compétences et la force de votre motivation ne font pas le poids face à l’environnement dans lequel vous évoluez. Cet environnement quotidien, affectif, digital... peut être votre soutien le plus précieux comme votre ennemi le plus insidieux. Il impacte l’ensemble de vos actions ; il peut se révéler être une véritable source d’opportunités ou vous réserver quantité d’obstacles et de freins.


© Réné Magritte, Golconde, huile sur toile, 1953, Menil Collection.


A quoi ressemble votre environnement de travail ?

L'un des premiers environnements qui influe grandement sur notre bien-être, c’est souvent l’environnement de travail. Celui-ci ne se résume pas à l’ergonomie de votre poste de travail mais à l’ensemble des règles culturelles, sociales et architecturales qui régissent votre activité. Un grand groupe est souvent « corporate », il uniformise, hiérarchise la taille des espaces à la fonction occupée, "processise" les actions et parfois écrase. Un atelier, comme une cuisine, invite à la création, la concrétisation des idées mais parfois isole. Une PME familiale porte en son sein l’ADN de ses fondateurs (compétitive ou bienveillante, paternelle ou maternelle) et parfois étouffe… Une start-up challenge et mesure, et parfois jusqu’à l’obsession. Si vous travaillez depuis chez vous, la place que vous avez réservé à votre activité, l’agencement, la luminosité, l’univers sonore facilitent ou rendent plus difficile votre travail. Ce que vous avez sous vos yeux (vue sur un mur ou sur un paysage, couleurs, plantes, objets..), ce que vous avez à portée de mains (types d'objets, de nourriture… ou rien de tout cela), ceux avec qui vous échangez au quotidien (collègues, collaborateurs, patrons, clients…) orientent nécessairement vos actions et votre inspiration.



A quoi ressemblait votre environnement éducatif ?

Tous les parents connaissent l’importance du choix de l’école dans laquelle leurs enfants étudient. De la maternelle au lycée, puis dans le choix de l’Université ou de la grande école, l’environnement éducatif au-delà de la discipline choisie, participe non seulement à la valeur du diplôme obtenue mais aussi à déclencher des opportunités relationnelles qui serviront de terreau aux futures années de l’étudiant. Dans notre pays, si beaucoup parlent de rompre l’endogamie séculaire qui freinent l’innovation et la créativité, la cooptation semble avoir encore de belles années devant elle.



Quel est votre environnement domestique ?

Si vous habitez dans une maison individuelle, un appartement, un loft, situé à la campagne, en banlieue ou en centre-ville, en province ou dans la capitale, au bord de l’eau ou en montagne, dans un climat froid ou ensoleillé, votre quotidien a des chance de ressembler à celui de vos proches voisins. Le temps passé dans les transports, les lieux et où vous faites vos courses, où vous vous pratiquez un sport, où vous vous poser un instant, le bruit environnant (tondeuses, voitures, conversations nocturnes, musique..), toutes ces éléments conditionnent vos actions et présagent du type de vos rencontres que vous pouvez y faire.



Quel est votre environnement affectif ?

Marié, divorcé, célibataire, concubin, colocataire, avec ou sans enfant... chaque mode de vie présente certes des avantages et des inconvénients mais ils sont aussi à l’origine de comportements et d’habitudes qui décident des événements sur votre route. Sorties nocturnes, cocooning, bricolage, types de vacances, repas partagés ou pris sur le pouce nous font évoluer dans des milieux où se pressent les mêmes personnes que nous. Si notre environnement familial est toxique, il est bien difficile de s’en protéger sans devoir le quitter ; s’il est bienveillant et encourageant, il peut devenir un vrai tremplin pour le développement de nos compétences et pousser les murs.



Et votre environnement digital ?

Les planètes Facebook, Instagram ou Twitter nous conservent dans une chambre d’écho qui nous expose inlassablement à nos peurs, nos pensées et nos préjugés. Malgré les milliards d’individus qui s’y pressent, nous n’y rencontrons que nos fantômes. Nous écoutons, lisons, regardons nos amis, notre famille ; jugeons, comparons. Après quelques heures passées sur ces réseaux, nous ressentons le vide d’une relation humaine réduite à sa plus simple expression sociale : une étiquette, une image, des labels, des formules… Et la sensation désagréable d’avoir été happé par un trompe-l’œil.



Ces dernières décennies, le paysage urbain s’est uniformisé. Les marchés ont régi nos choix de lieux de vie. Avec la pandémie, cette liberté de choix – mythe ou réalité – est revenue en force car le télétravail augure de solutions économiques qui rendaient hier encore la campagne inaccessible pour nombre d’entre nous. Nous sommes nombreux à avoir opté pour le déménagement, le changement d’emploi, mais avons-nous pris le temps de créer nos propres modèles en adéquation avec notre réalité, l'hiccéité ?


Le digital peut bel et bien nous aider à redessiner la carte de notre environnement, élargir nos horizons, en nous permettant de nous rapprocher possiblement de personnes différentes, de lieux d’éducation exceptionnels, mais en ligne, nous consommons plus volontiers de l’image, des bits d’information, des réponses toutes faites que de la connaissance, des questionnements et de la présence.


Conscience, créativité et responsabilité sont nécessaires pour être réellement l’architecte de son environnement et le « capitaine de son âme »… Et vous, à quoi ressemble votre environnement, est-il l’ami ou l’ennemi de vos aspirations ?*


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